« Soyez vous-même, les autres sont déjà pris », Oscar Wilde.

Dans mes accompagnements, je suis touchée par le constat de la souffrance que mes clients vivent à cause de la comparaison.

Certains éprouvent le sentiment de ne jamais être assez bien, de ne pas faire assez ; toutes ces croyances limitantes qui les freinent.

Cela influence alors la perception de leur légitimité et de leur leadership.

Par exemple, dans une équipe de managers, il pourrait arriver que certains se comparent avec les autres, imaginent avoir moins de valeur et alors, ne prennent pas suffisamment leur place.

« Se sentir légitime, c’est estimer avoir autant de valeur que les autres ».

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Qu’est-ce qui se joue dans la valeur que je m’attribue ?

Selon la théorie de la comparaison sociale, théorie en psychologie initialement développée par Léon Festinger (1954), il existe 3 types de comparaison sociale, liée à la façon dont on se compare à autrui (src : wikipedia) :

  • Comparaison ascendante : Tendance à se comparer à des personnes que l’on juge supérieures à soi.
  • Comparaison descendante : Tendance à se comparer à des personnes que l’on juge inférieures à soi.
  • Comparaison latérale : Comparaison avec des personnes semblables à soi.

La comparaison pourrait avoir un caractère dévalorisant ou valorisant selon les situations que nous vivons et l’estime que nous avons de nous.

Qui va avoir plus ? Avoir moins ? Qui va être mieux ? Moins bien ?

La comparaison et la compétition sont présentes dès l’enfance.

Par exemple, dans ma sphère privée, avec mes enfants, je suis amenée à le voir dans mon quotidien.

J’ai deux enfants et régulièrement, ils se « disputent » à l’occasion de moi, à divers moments :

  • Vouloir s’asseoir à côté de moi
  • Vouloir avoir autant de contact avec moi au moment des câlins
  • Rester autant de temps avec moi au moment de leur souhaiter bonne nuit

A croire que si je passe quelques minutes de plus avec l’un, cela « enlèverait » quelque chose à l’autre.

A d’autres occasions, j’ai pu entendre :

  • « Et pourquoi elle a le droit d’avoir sa copine à la maison ? Et moi alors ? »
  • « Mon copain, il a trop de chances ! »

Ces situations entrainent un véritable rapport de forces et la frustration qui va avec.

Chaque professionnel est un enfant qui a potentiellement grandi dans un système où la comparaison était présente, au minimum avec l’attribution des notes à l’école.

Quelles sont, alors, les répercussions possibles dans le monde professionnel ?

Dans mes accompagnements, je constate les mêmes effets qu’avec mes enfants :

  • « Le regard sur l’autre, ce qu’il a et ce que je n’ai pas ».
  • « Le fait de ne pas m’occuper de la part de moi et préférer regarder celle de l’autre« .
  • « Penser qu’il y a quelque chose de mieux ailleurs, que l’herbe est plus verte à côté ».
  • « S’entendre dire « tu devrais oublier tes rêves, ils sont trop grands pour toi ».

Concrètement, dans les relations professionnelles, cela pourrait se traduire par des comportements dysfonctionnant tels que, par exemple :

  • l’épuisement à cause de la recherche d’un idéal non atteignable
  • le faire semblant à cause de la projection que je ne serais pas accueilli.e car « qui je suis n’a pas de valeur »
  • l’évitement ou la non action à cause de la peur du jugement des autres
  • l’exigence à cause d’un besoin de reconnaissance à outrance, etc.

Nous cherchons toujours à être mieux : mais mieux que qui ? Mieux que moi ?

Ces comportements non ajustés n’impliquent pas seulement « l’autre dehors » ; c’est, aussi, avec cet autre à l’intérieur de soi-même.

Pour être mieux avec moi-même, faut-il que je sois comme ou mieux que l’autre ?

Nous sommes en recherche d’égalité avec l’autre : être toujours comme quelqu’un d’autre et pas comme soi-même.

Personnellement, la partie « sombre » de ma petite voix intérieure pourrait me dire :

  • « Tu n’y arriveras pas »,
  • « C’est nul ce que tu fais »,
  • « Tu pourrais mieux faire », etc.

En disant cela, quel est le référentiel de ma petite voix ?

La comparaison incite à se construire par rapport à des modèles et à se conformer à cet idéal attendu au lieu de se concentrer sur sa propre identité.

Dans ce cadre-là, la comparaison devient alors néfaste, voire destructrice, pour la construction identitaire et l’estime de soi car :

  • En regardant l’autre Briller, je vois ma lumière intérieure éteinte.
  • En regardant l’autre Faire, je ralentis ma propre action et ma montée en compétences.
  • En regardant l’autre Agir mieux, j’oublie tous les potentiels que j’ai en moi.

Quand je me compare, à qui je choisis de donner mon Pouvoir personnel ? A cet autre que je ne suis pas ?

La comparaison pourrait bien me tirailler sans cesse entre ce que je suis vraiment et ce que je juge devoir être.

Elle pourrait alors me faire vivre un combat permanent qui m’empêcherait de prendre ma juste place.

Qui dit combat pourrait dire « guerre ». Une guerre contre qui ? Contre soi-même ?

« Soyez vous-mêmes, les autres sont déjà pris ».

Oscar Wilde

« Quand je sais qui je suis et la valeur que j’ai, je me sens alors en paix et à ma place, ni plus, ni moins ».

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Si je cherche à vivre cette paix intérieure, en quoi la comparaison pourrait-elle la nourrir ?

Plus globalement, si je cherche à instaurer la paix dans le monde, comment l’amener quand je ne la ressens pas moi-même à l’intérieur ?

Si je ne me sens pas la bienvenue à l’intérieur de moi, il pourrait me paraître moins douloureux d’ « aller chez les autres » plutôt que de rester chez moi.

Il y a peu, j’ai découvert le poème « Maison d’Hôtes » de Rumi.

Dans cette poésie persanne datant du XIIIème siècle, il est question de soi, de son intérieur et des difficultés que nous pourrions vivre à y rester.

Comment accueillir toutes mes facettes avec bienveillance ?

En préférant ne pas entrer à l’intérieur de moi, je pourrais bien être incitée à me conformer à un attendu imaginaire, à « cet autre, qui pourrait être mon plus grand modèle et ennemi à la fois !».

Au-delà de mon travail éducatif auprès de mes enfants, mon approche pour le monde professionnel est le même :

  • Accompagner tout un chacun à éclairer ses potentiels.
  • Identifier les bénéfices à se relier au potentiel des autres, en toute bienveillance, sans comparaison ni compétition.
  • Lâcher nos habitudes de fonctionnement dans le Pouvoir.
  • S’accepter tel que l’on est : chacun a de la valeur, ni plus, ni moins.

« Parce que le meilleur outil du manager, c’est lui-même ! », quel manager êtes-vous ?

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